Hydravion

Hydravion

Piloter un hydravion téléguidé au-dessus de l’eau peut être très amusant, ajouter l’immersion et cela devient vraiment emballant. Lorsque nous parlons d’un lac ou d’un cours d’eau de bonne taille, cela veut dire qu’il y a beaucoup d’espace pour décoller, voler et amerrir. Avant de débuter l’aventure du vol en immersion sur l’eau, il y a quelques questions à se poser. Quel type d’hydravion vais-je utiliser? Comment protéger l’électronique de celui-ci? Vais-je décoller ou amerrir en immersion?

Quel est le type d’hydravion?

Tout d’abord, il y a deux types d’hydravion: L’hydravion à flotteurs et l’hydravion à coque. Un hydravion à flotteurs est simplement un avion ordinaire où les trains d’atterrissage sont remplacés par des flotteurs, sans que son fuselage touche l’eau. Un hydravion à coque (identique à une coque de bateau) est conçu spécialement pour être utilisé sur l’eau avec une coque intégrée à son fuselage afin d’y faciliter l’ammerissage. Généralement, l’hydravion à coque est muni de petits flotteurs au bout de ses ailes pour une plus grande stabilité latérale. Le meilleur choix du consommateur sera basé sur la connaissance des avantages et des inconvénients de chacun des deux types.

L’hydravion à flotteurs peut être utilisé sur terre en y retirant ses flotteurs. Se tenant plus loin de la surface de l’eau, il réduit les chances d’infiltration, mais augmente les risques de renversement. De plus, le poids des flotteurs peut occasionner une perte aérodynamique à l’aéronef.

L’hydravion à coque est plus étanche que l’hydravion à flotteurs grâce à son fuselage. Par contre, le fait de se tenir près de l’eau expose son électronique à un plus grand risque d’éclaboussures. Il sera aussi plus facile de revenir à la berge après un amerrissage moins que parfait.

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Hydravion à coque

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Hydravion à flotteurs

L’eau et votre électronique.

Pour prévenir les infiltrations sur votre appareil, faites une inspection minutieuse et générale de votre hydravion afin d’éliminer les endroits à risque. Utilisez du ruban ou de la colle moussante uréthan comme par exemple la « gorilla glue ». Rassurez-vous, il y aura toujours quelques infiltrations. Préparez votre hydravion pour que l’intrusion de l’eau à bord de celui-ci ne soit pas catastrophique. Protégez l’électronique dans des ballons en latex ou des sacs en plastique et ayez  quelque chose d’absorbant sur le centre de la gravité.

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Le produit ci-haut, « CorrosionX » est votre nouveau meilleur ami. Trempez-y vos servomoteurs, récepteurs, OSD et variateurs ou tout autre appareil électronique, puis laissez sécher pour une excellente endurance à l’immersion dans l’eau. Toutefois, les variateurs qui survivront à l’immersion n’aimeront pas l’opération sous-marine. L’importance de vérifier la présence d’un baromètre au niveau du contrôleur de vol est essentiel, car le remplir d’un liquide va probablement nuire à son bon fonctionnement, alors prudence.

Décollage et amerrissage, en immersion ou à vue?

Le plaisir du FPV c’est l’immersion, alors pourquoi pas le faire à 100% avec le décollage, le vol puis l’amerrissage sous les lunettes? L’amerrissage, du point de vue du pilote, est un défi excitant et une fois maîtrisé, très gratifiant. Bizarrement,  le décollage peut être difficile.

-Le Décollage

D’abord, méfiez-vous des stabilisateurs de vol, arrêtez-les pour la durée du décollage. Les hydravions reposent dans l’eau avec un angle d’attaque positif. Un stabilisateur peut tenter d’appliqué le manche vers l’avant et vous causer des ennuis. Ensuite, ne pas hésiter, il y a une zone de vitesse, avant que l’avion commence à skier, où l’eau éclabousse plus. Rester dans cette zone est source de problèmes. Ceci nous amène au phénomène du « pendule ». Quand l’avion est en mouvement, une vague est créer  en avant de la coque des flotteurs.  À mesure que la vitesse augmente la vague se déplace vers l’arrière et si l’avion est maintenu le nez dans les airs avec une pression sur le manche, celui-ci peut littéralement sauter la vague et retomber nez premier dans l’eau. Ce phénomène va ce répéter deux ou trois fois avant que soit le nez pique dans l’eau ou que l’avion décolle avec un trop grand angle d’attaque, manquer de vitesse et retomber. Le truc est d’être délicat avec la gouverne de profondeur. Une légère pression en monté à mesure que l’avion prend de la vitesse, puis elle décollera d’elle-même une fois la vitesse suffisante.

-Le vol

Vous connaissez sans-doute bien, mais tandis que vous admirez la vue, prenez un moment pour observer l’étendue d’eau pour trouver un ou plusieurs bons endroits où faire l’amerrissage.

-L’amerrissage

Vous êtes probablement habitué à un atterrissage sur le ventre où l’on réduit la vitesse au maximum avant de s’écraser sur le gazon. Pas ici, ne soyez pas gêner de garder de la vitesse. Trop lent et votre vitesse de descente sera trop grande, vous risquez de rebondir ou planter le nez. C’est une bonne idée de réserver une partie des batteries pour faire autant d’approches que vous voulez et ainsi obtenir le léger angle d’approche qui amène doucement la surface plus près. N’allez pas vers l’eau, laisser l’avion descendre jusqu’au contact. Cela peut prendre une grande distance au début, voyez-y. En l’absence de vent, l’eau devient un miroir qui donne très peu d’indices quant à votre altitude. C’est une bonne idée d’amerrir le long du rivage pour avoir une meilleur idée de votre environnement. Dans la vidéo ci-dessous, je pilote un hydravion à flotteurs. Le lac à des vaguelettes à cause de la brise, alors durant la phase d’amerrissage, je plonge car je peux facilement voir où est la surface de l’eau. Je cambre alors, et laisse l’avion doucement touché l’eau.

 

Hugo Chamberland, TrueRC Canada

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